MENUMENU

Salut les Makeuses,

Aujourd’hui nous allons aborder un sujet sur lequel j’ai adoré faire des recherches : apprendre à apprendre.

Aujourd’hui, c’est très clairement une compétence ultra précieuse. Le monde change, c’est un cliché, certes, mais c’est la vérité. Tout va vite, presque trop vite. Et, nous, en tant qu’entrepreneuse, nous avons besoin d’apprendre encore et toujours. Outre les remises en question et changements de cap nécessaires pour avancer, d’autres évolutions – qui nous dépassent – nous poussent aussi à engranger de nouvelles connaissances. Je pense, par exemple, à la mise en place de la RGPD il y a quelques mois.

Alvin Toffler, célèbre futurologue (né dans les années 1920 pour la petite anecdote), dit ceci : « L’illettré du 21ième siècle ne sera pas celui qui ne saura pas lire et écrire, mais celui qui ne pourra pas apprendre, désapprendre et apprendre à nouveau ».

Nous avons toutes eu une scolarité, plus ou moins longue. On se rappelle toutes vaguement que le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés. Toutefois, il y a une chose que l’on ne nous a pas enseignée : comment apprendre. Armées de nos surligneurs, nous avons acquis la capacité d’apprendre par cœur et de recracher l’information plus ou moins digérée lors d’évaluations relativement pertinentes. Seulement il ne suffit pas de lire et de surligner pour que, par magie, le savoir s’imprime dans notre merveilleux cerveau. Ce serait fantastique mais très globalement, ça reste du domaine du mythe.

Aujourd’hui, je vais vous donner 6 conseils pour apprendre mieux, efficacement, bref, pour apprendre vraiment.

 

1 – Prends des notes sur tout ce que tu apprends.

 

C’est vrai qu’il est super facile de prendre des notes de nos jours, entre les tablettes, les ordinateurs, les téléphones même ! Mais ici, je souhaiterais plutôt louer la prise de notes manuscrite.

En effet, lorsque l’on tape ce que l’on entend sur un clavier (physique ou virtuel), surtout si on est à l’aise et que l’on a une bonne vitesse de frappe, on aura tendance à recopier mot pour mot.

Ecrire à la main étant un processus plus long, on aura tendance à trier naturellement le contenu que l’on souhaite retranscrire

L’écriture manuscrite améliore d’elle-même l’apprentissage et la mémorisation de l’information. Ce n’est toutefois pas magique (dommage^^). Il sera bien entendu nécessaire d’y revenir. Cependant, l’information sera déjà pré-triée et formatée pour que vous puissiez vous y référer facilement. Ce n’est pas un contenu neutre et sans relief comme sur un traitement de texte

 

2 – Inutile d’essayer de tout apprendre

 

Je l’ai dit un peu plus, haut, non seulement on aimerait tout apprendre, mais surtout on s’en sentirait presque obligées ! Seulement voilà, je ne vais pas passer par 4 chemins, ce n’est pas possible.

A peu près 2,5 % de la population est vraiment multitâche. Donc à moins que la probabilité ne soit de ton côté, il y a fort à parier que tu switches très rapidement ton attention d’une tâche à l’autre. Tout simplement. Ça veut donc dire qu’aucune des choses que tu es en train de faire n’a pleinement ton attention. Ton potentiel d’apprentissage en est donc fort réduit.

Aujourd’hui, contrairement à l’époque du collègue, ou du lycée, tu n’es pas obligée de passer d’une matière à l’autre, alors ne te l’impose pas. Ça, et l’inconfort qui va avec d’ailleurs.

 

3 – Découvre et maîtrise tes différents niveaux d’attention : le mode focus et le mode diffus

 

Pour savoir plus sur ce concept, je te renvoie à la vidéo « Learning how to learn » avec Barbara Oakley.

Elle décrit deux façons de penser ou deux niveaux d’attention :

  • Le mode focus qui implique une grande concentration sur un sujet précis que l’on connaît en général ou qui nous est familier.
  • Le mode diffus qui est plutôt celui que l’on applique face à une notion nouvelle et qui implique de sortir intellectuellement des sentiers battus.

Quand tu étudies et que tu es en mode focus – donc très concentré avec ton attention focalisée sur un point précis – alors que tu es en train d’appréhender un nouveau concept ou de résoudre un problème et que tu coinces, l’idéal est de prendre du recul par rapport à ce blocage, d’utiliser donc le mode d’attention diffus afin de laisser le problème se résoudre en arrière-plan.

Je t’entends déjà : « C’est très bien tout ça, des problèmes qui se résolvent tout seuls quand je n’y pense pas ; et la marmotte elle met le chocolat bla bla bla… ». Et pourtant ! Barbara Oackley donne deux exemples très parlants : Dali et Edison, utilisaient la même astuce pour bénéficier de ce travail effectué en arrière-plan. En cas de blocage sur une question, en cas de manque d’inspiration, ils se détendaient en tenant chacun un objet bruyant dans la main (des clés pour Dali des roulements à billes pour Edison) tout en pendant vaguement à la question. Très vaguement, c’était des moments méditatifs, des moments de relâchement. Lorsque la relaxation était telle qu’ils s’endormaient, l’objet tenu dans leurs mains tombait, les réveillait et ils pouvaient alors saisir les idées qu’ils avaient à l’esprit dans ce moment de détente optimal et les observer à présent en utilisant le mode focus.

Personnellement, j’adore me dire que la relaxation fait partie intégrante du process d’apprentissage. Je l’adore d’autant que c’est tellement vrai, et pas seulement pour l’apprentissage, nous en reparlerons !

 

4 – Essaye de résumer, de reformuler ce que tu as appris et de le rabâcher

 

Relire tes notes ce n’est pas suffisant, de même que les surligner une énième fois. Nous en avons déjà parlé, il n’y a pas d’effet magique. Et oui, c’est bien dommage. Cependant, il y a une technique beaucoup plus efficace :

  • Regarder la page
  • Détourner le regard
  • Déterminer ce dont tu peux te rappeler

C’est un moyen très efficace d’ancrer en profondeur une nouvelle connaissance dans ton cerveau.

Relire ses notes souvent et rabâcher sont deux actions hyper importantes. C’est un point également abordé par Barbara Oakley et elle pose la question suivante : « Avez-vous déjà écouté une chanson, une seule fois, et pensé que vous la connaissiez par cœur ? Bien sûr que non ». C’est pourquoi elle recommande de se tester souvent et ce jusqu’à ce que la solution coule comme une mélodie dans votre esprit.

 

5 – Se tester, s’auto-évaluer sans cesse

 

Se tester est une autre façon de rabâcher toutefois c’est également évaluer la qualité de l’apprentissage en cours au travers de questionnaires que tu crées toi-même.

Cet exercice implique de parcourir à nouveau tes notes et de déterminer quels sont les points importants, qu’il est nécessaire de maîtriser et sur lesquels ton évaluation doit obligatoirement porter.

L’auto-évaluation a donc le double avantage d’être utile non seulement lorsqu’on la passe, mais aussi lorsqu’on la prépare.

Si tu as un mentor dans le domaine que tu étudies ou si tu connais quelqu’un qui a des connaissances supérieures aux tiennes sur ce sujet, je te conseille de lui demander de t’évaluer. Cela pourra être très constructif. En effet, ce test pourra, par exemple, desceller des angles-morts dans ton apprentissage, c’est-à-dire des thématiques que tu n’as même pas envisagé d’aborder ou dont tu ignorais l’existence.

 

6 – Fais semblant d’apprendre ce que tu as appris à quelqu’un d’autre

 

En informatique, il existe une méthode super marrante pour débugger un programme : la méthode dite du canard en plastique.

L’idée est de trouver l’erreur du dit programme en expliquant le code ligne par ligne à … un canard en plastique.

Et ça marche aussi quand on apprend : on essaie d’expliquer à un canard en plastique ce que l’on vient d’apprendre.

Ça nous renvoie à cette citation attribuée à Einstein et qui est assez connue : « Si vous ne pouvez pas expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne le comprenez pas complètement ». Alors, imaginez avec un canard en plastique !

En enseignant un savoir, on s’efforce de simplifier les concepts appris afin de les rendre compréhensibles, cette gymnastique mentale est idéale pour finaliser un apprentissage.

Autre variante : essayer d’expliquer le sujet à quelqu’un qui ne le connaît pas. Ce qui est intéressant, c’est que cette personne provoquera sensiblement plus d’interactions qu’un canard en plastique. Voici 3 conseils pour profiter de cette expérience de manière optimale :

  • Choisir quelqu’un qui ne connaît vraiment rien au sujet expliqué
  • Être attentive à toutes les questions qu’elle peut avoir surtout si ça t’aide à lever le voile sur tes doutes
  • Prendre des notes de tous les moments où tu n’es pas parvenue à expliquer un point de façon satisfaisante.

 

Voici un petit récapitulatif des astuces pour apprendre efficacement :

 

  • Prendre des notes sur tout ce que tu apprends
  • Eviter d’apprendre plusieurs choses en même temps
  • Naviguer entre tes différents modes d’attention
  • Relire, résumer, rabâcher ce que tu as appris
  • Se tester et s’auto-évaluer sans cesse
  • Essayer d’enseigner ce que tu viens d’apprendre

 Si toi aussi tu as des astuces pour optimiser sa façon d’apprendre, nous sommes preneurs !

Comme d’habitude, cet article est également disponible en format audio 😉

A très vite,

Ceuline

 

6 astuces pour apprendre à apprendre efficacement

par Les Makeuses | Les Makeuses, le blog